Massif du borne, Aravis
Dénivelé réel effectué : 1300m en + et -
Durée environ 6h30
Participants : 6 personnes
Rendez vous au parking côté 1046m sur la carte déjà bien rempli pour un dimanche matin à 9h.Le ciel est dégagé, les rochers biens éclairés et la forme au rendez vous...Dès le début, le rythme est donné : une petite montée en forêt sur un sentier ultra pierreux, des indications sur le chemin à suivre dignes d'une autoroute et du monde, du monde, du monde dès le chalet du rosary.
Au sortir de la forêt, la pelouse calcaire nous attend. Bien sauvegardée malgré la proximité d'une grande ville, elle nous offre un panel de fleurs des pelouses montagnardes faciles à reconnaitre : la knautie, la gentiane champètre, la grande gentiane, le seneçon doronic, la pulsatille blanche (déjà en fruit)...Le tout encadré par d'arides rochers calcaires blanc permettant aux plantes des rocailles de venir s'y mélanger.
Là, le chemin devient plus escarpé, territoire des
bouquetins, on ne les quittera plus jusqu'au sommet. Calmes, habitués à la présence de nombreux touristes, ils se laissent observer en toute quietude malgré les cris incessants des randonneurs qui
les découvrent.
Arrivés sous le "fauteuil", le
passage des échelles occasionne un bouchon,ça râle..Le sommet est bondé, deux photos à la croix au dessus du lac d'annecy et nous redescendons pour une pause au milieu des rochers (..et du monde),
petit sandwich, petite goutte de mirabelle et ensuite de chartreuse, nous reprenons le chemin en sens inverse, gais et avec, comme toujours, un nouveau paysage à découvrir..
Pour la petite histoire, tournette signifie "point haut, montagne se terminant en pointe".. et c'est le cas, Stuée au dessus du val de thones sulens avait une vocation de montagne à près de fauche (topnymie : les praz...les praz dzeures, les praz du feu) vu ses pentes raides et escarpées.
Faisant partie des massifs préalpins calcaires, le massif des bornes (souvent mélangé avec les aravis)est dans la continuité directe du massif des bauges.
La tournette fait partie du territoire de production du reblochon qui obtint son A.O.C en 1958.Pour l'anecdote, reblochon vient du verbe "reblocher" qui signifie pincer le pis de la vache une seconde fois. Les paysans utilisateurs des terres d'alpage appartenant à de riches propriétaires devaient les rétribuer en lait, au moment du controle par le propriétaire de la quantité de lait produite, le fermier traisait de façon incomplète, payant donc mois de loyer. Puis plus tard, retraisait pour obtenir un lait plus riche en crème..et il en faisait un fromage..le reblochon.
Puis vient le moment de mettre les mains à la roche...calcaire, cannelée, trouée, le bastion sommital est
raide et se mérite..pied montagnard necessaire et ce ne sont pas les choucas (chocards..)qui vont nous contredire.Arrivés au sommet, après les photos d'usage devant la croix, le repas et la goutte
de liqueur, nous attaquons la redescente à travers grandes herbes et terriers de marmottes...
les nuages s'accrochent sur le grand pic de la
lauzière, point culminant du massif à 2829m
Paysage buccolique avec en toile de fond, le pic du
frêne, un raide sommet de belldonne,massif jumeau .
En montant sur l'aiguille des posettes, vue sur le
mont blanc, les drus, l'aiguille verte..
Petit tour en suisse, avec vue sur le glacier du
trient
le tour dans toute sa splendeur avec le chardonnet
en toile de fond!!
Un petit coucher de soleil sur les drus pour finir correctement le séjour !
humm le rail de pollen